Le test de dépistage (4)

Quand faut-il faire un test ?

Comment savoir si c'est le bon moment pour faire un test ?

Δ C'est toujours le bon moment pour en parler à un médecin. C'est à lui de déterminer si c'est le bon moment pour faire la prise de sang.
Δ Quand quelqu'un a pris un risque, cela peut mettre jusqu'à 3 mois pour que la contamination soit détectable dans le sang. Une personne contaminée qui ferait le test trop tôt risquerait d'avoir un résultat négatif (qui signifie qu'on n'a pas retrouvé la présence du VIH) alors qu'elle est porteuse du virus. Ces serait très grave, car elle ne pourrait pas être soignée, et risquerait de contaminer d'autres personnes sans le savoir.
Δ Après en avoir discuté, le médecin pourra proposer de revenir un peu plus tard pour faire le test.

Mais on dit qu'il y a des tests qui peuvent se faire avant 3 mois?
Chez une personne contaminée, le test peut effectivement être positif (ce qui veut dire qu'on a retrouvé la présence du VIH) avant 3 mois. Ce n'est pas toujours le cas.
Quand le test est négatif, ce résultat n'est sûr que s'il n'y a pas eu de risque dans les trois derniers mois.

Faut-il être à jeun pour faire la prise de sang ?
Absolument pas. La prise de sang peut se faire à tout moment de la journée.

Ces tests sont-ils vraiment fiables ?
Les tests du sida sont toujours réalisés selon des règles très strictes.
Dans un premier temps, le laboratoire réalise 2 tests ELISA (c'est une méthode biologique de dépistage). Si ces 2 tests sont négatifs, cela signifie que l'on n'a pas été contaminé si on n'a pas pris de risque dans les 3 derniers mois.

Si 1 des 2 tests (ou les 2) est positif, le laboratoire va faire un troisième test (qui s'appelle Western-Blott), qui va permettre de savoir si le virus est réellement présent. Seul ce test peut dire si on est séropositif (présence du virus). Si le test Western-Blott est négatif, cela signifie qu'on n'a pas été contaminé (à condition de n'avoir pris aucun risque dans les 3 derniers mois).

Quand le médecin remet un résultat positif, il prescrit une seconde prise de sang pour contrôler ce résultat.

Parfois, un 1er test ne permet pas d'affirmer qu'on est séropositif ou séronégatif. Le médecin propose alors de refaire un test quelques jours ou quelques semaines plus tard.

Si le test est négatif, tout va pour le mieux?
Un résultat négatif après 3 mois suite à une situation à risque signifie que vous n'êtes pas séropositif mais ne veut pas dire que vous êtes “immunisé” contre le VIH, et la prochaine fois, la même prise de risque sera peut-être contaminante. Il est donc important de continuer à utiliser le préservatif lors des relations sexuelles.

Si le test est positif : que faire?
L'annonce d'un test positif est souvent un moment difficile. Recevoir un soutien et parler avec des personnes de confiance peuvent aider. Certaines associations de lutte contre le sida proposent différentes formules de soutien pour affronter le résultat des tests, telles que des consultations et des réunions conviviales avec d'autres personnes séropositives.


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Le test de dépistage (4)

# Posté le dimanche 20 avril 2008 07:14

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:30

Le test de dépistage (5)

Traitement d'urgence

Vous pensez avoir été exposé(e) à un risque de contamination (relation sexuelle non protégée, rupture de préservatif, blessure avec un objet souillé de sang d'une autre personne, partage de matériel d'injection) et vous avez confirmation de la séropositivité de cette personne ou de gros doutes, il existe un traitement d'urgence :

C'est un traitement administré immédiatement après un contact avec le virus (exemple: si rupture du préservatif).
Ce traitement empêche le VIH de se multiplier dans l'organisme. Il doit commencer dans un délai très court après la prise de risque (idéalement dans les 48 heures) sans quoi il est trop tard pour qu'il agisse sur le virus.
Ce traitement doit être suivi pendant 4 semaines. Il n'est pas remboursé par la mutuelle (coût variant entre 400 et 750 euros).
La décision de suivre ce traitement se prend après discussion avec le médecin spécialisé (Centres de Référence Sida) en fonction du type de prise de risque et des caractéristiques du patient.
Il est possible d'avoir plus d'informations dans les centres de dépistage spécialisés.


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Le test de dépistage (5)

# Posté le dimanche 20 avril 2008 07:21

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:24

Dans le monde, Le sida en chiffres

Une épidémie de sida toujours très active

Le sida figure toujours parmi les principales causes de décès dans le monde et reste la première cause de décès en Afrique.

Dans le monde :

En 2006, l'Onusida a remis son rapport sur l'épidémie de sida dans le monde. Sa lecture commence par des chiffres, des chiffres si importants qu'ils parviennent presque à faire disparaître ce qu'ils signifient pour les personnes touchées par le VIH/sida en terme de difficultés quotidiennes, de souffrances, de vies broyées.

En 2006, ce sont ainsi 2,5 millions de personnes qui ont été infectées par le VIH dans le monde. Dans le même temps, 2,1 millions en sont mortes, ce qui porte la population des personnes vivant avec le VIH/sida dans le monde à 33,2 millions de personnes.

68 % des personnes séropositives vivent en Afrique subsaharienne, soit 22,5 millions. En 2006, dans cette région, environ 1,6 million de personnes sont mortes du sida. Huit pays de la région représentent désormais près du tiers de toutes les nouvelles infections à VIH et de tous les décès dus au sida dans le monde. Dans la majeure partie de la région, les femmes sont plus affectées que les hommes par le sida, ce qui reflète les inégalités économiques et sociales entre hommes et femmes.

Depuis 2001, date de la signature de la Déclaration d'engagement des Nations Unies sur le VIH/sida, le nombre de personnes vivant avec le VIH en Europe orientale et en Asie centrale a augmenté de plus de 150%, passant de 630 000 à 1,6 million en 2007. En Asie, le nombre de personnes vivant avec le VIH au Viet Nam a plus que doublé entre 2000 et 2005, et l'Indonésie connaît l'épidémie dont la croissance est la plus rapide.

Le nouveau rapport reflète des données et analyses épidémiologiques améliorées et élargies qui témoignent d'une meilleure compréhension de l'épidémie mondiale. Ces nouvelles données et des avancées de la méthodologie utilisée ont donné lieu à d'importantes révisions des estimations antérieures.

Le prévalence mondiale de l'infection à VIH s'est stabilisée, mais le nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde s'accroît du fait de la survenue continuelle de nouvelles infections à VIH, associée à des temps de survie prolongés, dans une population générale qui s'accroît sans cesse.


Dans le monde en 2006

- 2,5 millions de nouvelles contaminations
- 33,2 millions de séropositifs
- 2,1 millions de morts du sida

dont :

Afrique subsaharienne :
- 1,7 millions de nouvelles contaminations
- 22,5 millions de séropositifs (soit 68% du total mondial
- 1,6 millions de morts du sida

Europe Orientale et Asie Centrale :
- 150 000 nouvelles contaminations
- 1,6 millions de séropositifs (+ de 150% en un an)
- 55 000 morts du sida

Asie du sud et sud-est :
- 340 000 nouvelles contaminations
- 4 millions de séropositifs (+ de 150% en un an)
- 270 000 morts du sida


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Dans le monde, Le sida en chiffres

# Posté le mardi 22 avril 2008 14:19

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:24

Les Hépatites Virales


Une hépatite est une maladie du foie. Plusieurs virus peuvent en être responsables.


Les hépatites virales sont des maladies silencieuses à évolution très lente.

Elles peuvent provoquer de graves dégâts sur le foie. Pourtant, le foie joue le rôle d'une véritable usine pour l'organisme aux multiples fonctions vitales : élimination et filtrage des toxines (alcool, médicaments,...), stockage des graisses et des sucres pour les diffuser quand le corps en a besoin, fabrication des facteurs de coagulation du sang, transformation des aliments en éléments essentiels à la vie,...

Un simple test permet de les dépister, et si nécessaire, de bénéficier des nouveaux traitements.


Comment évolue une hépatite virale ?

Schématiquement, après un délai plus ou moins long dite phase d'incubation, le virus est responsable d'une hépatite aiguë.

Cette phase de la maladie est le plus souvent asymptomatique.

Pour certains virus seulement et dans de rares cas, l'atteinte du foie peut être totale et massive. On parle d'hépatite fulminante. Le pronostic vital est engagé et une greffe de foie en urgence est souvent nécessaire.

Pour les hépatites A et E, il n'y a pas de suite à l'épisode aiguë. Pour les autres, un certain nombre de patients évoluent vers une hépatite chronique responsable de symptômes variés. Un arrêt de la progression de la maladie est encore possible à ce stade, spontanément ou sous traitement.

La progression de l'hépatite chronique peut aboutir à une cirrhose. La cirrhose est de plus un important facteur de risque pour le cancer primitif du foie. Mais un virus, celui de l'hépatite B, peut induire un cancer sans passage par le stade de cirrhose.

Pour en parler, pour s'informer :
Hépatites Info Service
téléphone : 0 800 845 800

Sources :
Image :
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Les Hépatites Virales
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# Posté le mardi 22 avril 2008 14:51

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:23

Hépatite A

L'hépatite A est une hépatite aiguë (elle dure quelques jours ou semaines puis guérit spontanément). Souvent mal connu, le virus de l'hépatite A n'en est pas moins mauvais pour le foie. Même si l'hépatite A ne devient jamais chronique (on ne la garde pas), il arrive qu'elle endommage gravement et rapidement le foie.

Mieux vaut donc être prudent...mais comment ?

Le virus de l'hépatite A est présent dans les selles (le caca) des personnes atteintes. Il est contracté par la bouche.

On risque donc principalement de contracter l'hépatite A :

- lorsqu'on mange un aliment qui aurait été en contact avec le virus (par des mains sales notamment) ;
- lorsqu'on boit une eau souillée : ce peut être le cas lorsque l'eau n'a pas été correctement traitée (en cas d'incident ou d'insuffisance du circuit d'assainissement) ;
- lorsqu'on pratique l'anulingus (pratique sexuelle bouche-anus).

Il existe un vaccin efficace contre l'hépatite A (non remboursé)

Il est particulièrement conseillé pour :

- les personnes séropositives au(x) virus de l'hépatite B et/ou C ;
- les personnes séropositives au VIH ;
- les homosexuels masculins ;
- les personnes porteuses d'une maladie chronique du foie.


Source :
Image : Hépatite A : zones à risque
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Hépatite A

# Posté le samedi 26 avril 2008 09:59

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:23