NEWS : Les recherches sur un vaccin antisida piétinent

Mardi 05 aout 2008

Les principaux acteurs de la recherche d'un vaccin antisida, réunis à Mexico pour la conférence mondiale sur le sida, ont admis lundi que leur mission était ralentie par de nombreux problèmes et craignent qu'il ne faille des années avant de faire une découverte probante.

Ils ont indiqué que la pandémie de sida ne serait enrayée que par la découverte d'un vaccin préventif et non par le traitement des personnes déjà contaminées.

Dans cette quête d'un vaccin, ils ont admis plusieurs revers et certains d'entre eux préconisent de revenir aux fondamentaux et de tirer les leçons de cet échec.

"La science des vaccins est encore aujourd'hui plus un art qu'une science", a déclaré Tachi Yamada, le directeur du programme de santé de la Fondation Bill et Melinda Gates, l'un des principaux contributeurs à la recherche d'un vaccin.

Il a souligné les lacunes fondamentales dans les connaissances sur la façon dont le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) subvertit le système immunitaire. Il a également pointé les difficultés en matière de tests dans les laboratoires tout en soulignant que le financement, la collaboration et la coopération d'urgence devaient être renforcés afin d'éviter le gaspillage ou les doubles emplois.

"Nous avons besoin de gros investissements pour l'avenir (...) pas seulement dans la connaissance de base de la prévention du VIH, mais aussi dans les essais cliniques d'un vaccin contre le VIH", a indiqué M. Yamada.

"Nous ne devons pas avoir peur de l'échec (...) la route du succès commence par des échecs", a-t-il encore noté.

Alan Bernstein, directeur de l'initiative pour un vaccin au VIH, a affirmé qu'un succès dans la recherche d'un vaccin ne pouvait être envisagé qu'à "long terme".

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# Posté le mercredi 13 août 2008 10:56

NEWS : La princesse Mathilde sur grand écran au Mexique

Jeudi 14 août 2008

A l'occasion de la Conférence mondiale contre le SIDA qui vient de se clôturer à Mexico, la princesse Mathilde s'est prêtée au tournage d'un spot d'intérêt public, en tant que représentante spéciale d'ONUSIDA et de l'Unicef pour les enfants et le sida. Un clip de 60 secondes qui est actuellement diffusé dans plus de 1.500 cinémas et qui vise à sensibiliser les Mexicains à la problématique des enfants et du sida.

Dans un espagnol quasi irréprochable, la princesse mène un plaidoyer incessant pour que les programmes de lutte contre cette maladie prennent en compte la situation particulière des enfants, victimes directes ou indirectes du terrible fléau, et insiste sur la nécessité, "en tant que pères et mères", de protéger les enfants contre le sida et le VIH.

Quelque 35 millions de personnes fréquentent les salles de cinéma au Mexique en ce moment, selon l'Unicef. Nonante pour cent d'entre elles devraient voir le clip enregistré par la princesse Mathilde.

Le spot réalisé par Mondofragilis Network au Palais Royal de Bruxelles peut être visionné sur le site http://www.unicef.be/

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# Posté le vendredi 15 août 2008 05:44

Tout savoir sur les vaccins contre le cancer du col de l'utérus


Quarante femmes meurent chaque jour du cancer du col de l'utérus en Europe. Face à ce fléau, deux vaccins, Gardasil® développé par Merck et Sanofi-Pasteur-MSD, et Cervarix® par les laboratoires GSK offrent désormais une protection contre le cancer du col de l'utérus et permettraient d'éviter 70 % des tumeurs. Face à cette maladie qui touche 500 000 femmes chaque année dans le monde, ces résultats représentent un véritable espoir.

Le 20 septembre 2006, le vaccin Gardasil® obtient son autorisation européenne de mise sur le marché. Ce vaccin protège des papillomavirus humain de types 6, 11, 16 et 18 (les HPV 6 et 11 sont responsables de 90 % des condylomes acuminés, infections sexuellement transmissibles plus connues sous le nom de crêtes de coq).

Mais d'autres laboratoires ont depuis mis au point leur propre vaccin. Ainsi, Glaxosmithkline a mis sur le marché le Cervarix®, qui est efficace contre les HPV-16 et 186.


A qui le réserver ?
Il s'adresse en priorité aux jeunes adolescentes, avant le début de leur vie sexuelle. Les adolescents ne sont pas concernés a priori. Cette vaccination concerne les jeunes filles et jeunes femmes de 14 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l'année suivant le début de leur vie sexuelle.


Ce vaccin nécessitera-t-il des rappels ?
Les études reposent sur un vaccin administré en trois doses sur une période de six mois. Même si son efficacité reste très élevée, elle semble légèrement diminuer avec le temps. Le suivi des patientes vaccinées sur le long terme permettra de mieux évaluer l'utilité d'un rappel.


Enfin, malgré une efficacité étonnante, ce vaccin ne va pas faire disparaître le cancer du col de l'utérus mais en diminuer le nombre de cas (d'autres papillomavirus peuvent être à l'origine de ce cancer). En effet, le vaccin ne prévient que certains virus, causes de cancer. En revanche, le dépistage permet de dépister et de soigner au plus tôt l'ensemble des lésions avant qu'elles n'entraînent un cancer. Il est également rappelé que ce vaccin ne dispense pas de l'usage du préservatif pour se prémunir d'autres virus à transmission sexuelle.


Alors ces vaccins pourront-ils demain éradiquer le cancer du col de l'utérus ?
Tempérons un peu cet enthousiasme... Tout d'abord, la protection contre les HPV16 et 18 concerne 70 % des cancers, donc 30 % des tumeurs restent inaccessibles à cette protection vaccinale. On ne connaît pas encore la durée d'efficacité du vaccin, et donc le nombre de rappels nécessaires. Pour toutes ces raisons, ces vaccins ne vont pas remplacer le dépistage mais le compléter pour une meilleure protection.


Les conditions de remboursement (en Belgique) du Gardasil® et du Cervarix® :
Seules les jeunes filles âgées de 12 à 15 ans inclus lors de la première injection bénéficient d'un remboursement.
Le remboursement est limité à 3 injections par bénéficiaire (ce qui correspond aux recommandations pour une protection optimale).
Le médecin prescripteur doit tenir compte de l'âge et du nombre maximum de conditionnements remboursables dans sa prescription.
Il doit en outre indiquer sur l'ordonnance la mention "première dose" ou "deuxième dose" ou "troisième dose".
Lors de la prescription des deuxième et troisième doses, la date de la première et, éventuellement, de la deuxième dose doit être mentionnée par le médecin.

Conseils :
La vaccination ne remplace pas les tests de dépistage de routine du cancer du col de l'utérus. Etant donné que le Gardasil ne protège pas contre les types d'HPV non contenus dans le vaccin ou contre des infections déjà existantes dues aux HPV, le dépistage du cancer du col de l'utérus reste indispensable.

Le vaccin contre le HPV ne supprime pas la nécessité de se protéger lors des relations sexuelles ou d'être prudente quant à ses choix de partenaires sexuel(le)s : l'utilisation de préservatifs est toujours nécessaire pour se protèger du SIDA (HIV) et d'autres types d'infections et maladies sexuellement transmissibles non ciblées par ce vaccin.


Un bilan rassurant : Pas d'effet secondaire majeur !
En France,
Le premier bilan, après 1,4 million de doses délivrées, montre que 800 000 jeunes filles ont été vaccinées et que 94 % des prescriptions concernent bien la tranche d'âge concernée (14-23 ans). Sur le million et demi de doses prescrites, 700 notifications d'effets secondaires ont été recueillies et analysées. L'immense majorité (86 %) concerne des effets secondaires bénins et transitoires (douleur au niveau du site d'injection, fièvre, syncopes vasovagales). Quelques cas d'urticaire et de lymphadénopathies (inflammations des ganglions) également bénins ont été observés. Les effets indésirables graves ayant nécessité une hospitalisation (fièvre élevée, douleurs articulaires, syncopes) ont toutes évolué favorablement. «Enfin, quelques cas de maladies auto-immunes (démyélinisations aiguës centrales, arthrites, thrombopénies) ont été signalés mais ne permettent pas d'établir un lien de causalité : leur nombre reste très inférieur au nombre attendu en l'absence de vaccination», explique un communiqué de l'Afssaps.

Ce premier bilan est plutôt rassurant. Un certain nombre d'incertitudes demeure néanmoins et notamment sur la durée de protection contre les papillomavirus que ce vaccin confère.

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# Posté le samedi 16 août 2008 11:36

Cancer du col de l'utérus : les 10 questions des ados

1 - Comment s'attrape le cancer du col de l'utérus ?
Le cancer du col de l'utérus est l'évolution d'une infection prolongée (environ 20 ans) par les virus de type papillomavirus. Appelés aussi HPV (Human Papillomavirus), ces virus sont contractés le plus souvent les premières années qui suivent les premiers contacts sexuels. La plupart des femmes vont éliminer spontanément ces virus en 12 à 24 mois. Mais certaines ne vont pas les éliminer et sont à risque de développer un cancer du col de l'utérus.
Les HPV se transmettent par voie sexuelle. Le préservatif ne protège pas entièrement car la peau à proximité de la région génitale non couverte par le préservatif peut également être colonisée par ces virus ; il n'en reste pas moins important pour se protéger des autres MST. Les HPV sont transmis par les garçons et par les filles.

2 - Quelles sont les conséquences pour mon avenir ? Peut-on en guérir ?
Etre porteuse des virus HPV peut exposer à des conséquences à moyen terme et à long terme. A moyen terme, les virus peuvent entraîner des lésions précancéreuses qui peuvent être traitées par une intervention relativement simple : on retire une partie du col de l'utérus (conisation). Ce traitement, même simple, expose néanmoins à des risques de complications lors des grossesses ultérieures : fausse couche ou accouchement prématuré. Après cette intervention, l'infection virale peut, à long terme, revenir et provoquer un cancer du col de l'utérus ; une surveillance gynécologique stricte est nécessaire.

3 - Est-ce qu'il y a des facteurs extérieurs qui peuvent favoriser l'apparition du cancer du col de l'utérus ?
Oui, le tabac et l'immunodépression (SIDA, médicaments chez les patientes greffées).

4 - Est-ce un cancer héréditaire ?
Non, ce cancer n'est pas héréditaire.

5 - Est-ce qu'il y a des symptômes ou signes cliniques pour détecter le cancer du col ?
Quand un cancer est détecté, les signes cliniques seront variables selon la taille, la nature, le stade d'évolution de la tumeur. Les signes peuvent être totalement absents, en particulier au début de la maladie (aux stades précédant le stade de cancer invasif). Parfois, le cancer du col de l'utérus peut se manifester par des douleurs spontanées ou/et à l'occasion de rapports sexuels (saignement).
Au stade du cancer invasif, si la tumeur cancéreuse est grosse, elle comprimera les organes voisins et pourra donner des signes urinaires avec, soit des envies fréquentes d'uriner, ou des difficultés pour uriner, soit des troubles fécaux (constipation).

6 - A quel âge a-t-on le plus de risques d'attraper ce virus ?
Les virus HPV sont contractés lors des premiers rapports sexuels. A 20-25 ans, environ 1 jeune fille sur 3 est porteuse des virus. Comme la majorité d'entre elles vont les éliminer, on ne retrouve ces virus chez la femme plus âgée que dans 1 cas sur 10.

7 - Peut-on mourir du cancer du col de l'utérus ? Combien de femmes sont touchées par le cancer du col de l'utérus en France ?
Oui, 1 femme sur 3 atteinte d'un cancer du col va en décéder. Environ 3 000 à 4 000 Françaises développent un cancer du col chaque année.

8 - Qu'est-ce qu'un frottis ? A quoi ça sert ?
Pour dépister un cancer du col, il est nécessaire de faire un examen gynécologique, appelé "frottis". Il consiste à prélever des cellules au niveau du col de l'utérus. Le frottis peut permettre de détecter des cellules anormales avant que le cancer ait évolué.
A la différence des vaccins qui sont une prévention primaire, le frottis est une prévention secondaire. La vaccination ne se substitue pas au frottis. Le dépistage par frottis du col de l'utérus est recommandé chez toutes les femmes, dès l'âge de 25 ans. Il doit être réalisé tous les 3 ans, après deux frottis normaux effectués à 1 an d'intervalle.

9 - A quel âge faut-il se faire vacciner ? Combien de temps protège-t-il ? Peut-on se faire vacciner si on a déjà eu des rapports sexuels ?
En moyenne, en France le premier rapport sexuel a lieu vers 17 ans. Il est recommandé de se faire vacciner à 14 ans, avant le 1er rapport sexuel. Un rattrapage est possible chez les jeunes filles de 15 à 23 ans, en l'absence de rapports sexuels ou dans l'année qui suit le premier rapport. On sait aujourd'hui que toutes les femmes vont rencontrer le papillomavirus, 40 % dans les 2 à 3 ans qui suivent le rapport sexuel. Il existe deux vaccins disponibles en France. Le schéma de vaccination recommandé comporte 3 doses administrées à 0, 1 mois ou 2 mois plus tard en fonction du vaccin, et à 6 mois.

10 - Y a-t-il d'autres virus responsables du cancer du col de l'utérus ?
Les virus de la famille HPV sont les seuls virus responsables du cancer du col : il existe une quinzaine de virus HPV pouvant entraîner un cancer du col ; les HPV 16 et 18 sont les plus oncogènes (responsables de plus de 70 % des cancers). Ce sont ces souches qui sont ciblées par les vaccins.

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# Posté le dimanche 17 août 2008 04:14

Sida : 20 ans de lutte !


Il y a plus de 20 ans, le virus du sida était identifié par une équipe française. Depuis, les scientifiques du monde entier luttent contre le responsable de cette épidémie mondiale. Des premiers traitements aux espoirs de vaccin en passant par le succès des trithérapies, Revenons sur deux décennies de recherches qui ont fait reculer la maladie.



Quarante deux millions de personnes dans le monde vivent aujourd'hui avec le virus du sida et 3,1 millions sont décédées en 2002. Face à ce triste bilan, les progrès de la recherche ont permis de lutter contre la maladie, même si le vaccin se fait attendre. Le 2e congrès de la société internationale sur le sida (IAS) qui s'est déroulé à Paris en juillet 2003 a été l'occasion de revenir sur 20 années de recherche.

1983 : découverte du VIH/sida

Depuis sa découverte en 1983 par l'équipe du professeur Montagnier, des scientifiques du monde entier se sont penchés sur le virus du sida (VIH). Même s'il a livré beaucoup de secrets, il reste aujourd'hui difficile de contrer cette maladie. En effet, le VIH n'est pas un virus comme les autres. Il s'attaque à nos défenses immunitaires, détruisant les lymphocytes T, qui comptent parmi les soldats chargés de défendre notre organisme contre les infections. Privé d'une partie de son armée, notre corps ne peut plus lutter contre les maladies opportunistes (qui profitent des faibles défenses de l'organisme pour se développer et parfois entraîner la mort). C'est pourquoi il est si compliqué de contrer le VIH : difficile de mobiliser nos défenses, considérablement affaiblies.

Enfin, les mutations incessantes de ce virus si singulier ont rendu inefficaces bien des composés, pourtant prometteurs lors d'expériences en laboratoires. Mais différentes avancées ont néanmoins permis de faire reculer le sida et redonné espoir à des millions de personnes.

1987 : le premier composé antirétroviral

Le VIH est un microbe très particulier : il s'agit d'un rétrovirus. C'est-à-dire que son matériel génétique est sous une forme d'ARN, une molécule proche du fameux ADN qui contient le patrimoine des cellules humaines. Ainsi, pour infecter les lymphocytes, il doit transformer son patrimoine en ADN grâce à une enzyme particulière : la transcriptase inverse.

Cette molécule spécifique du virus a été la cible des premiers traitements disponibles dès 1987. Baptisés inhibiteurs de la transcriptase inverse, ils ont permis de réduire la multiplication du virus et de maintenir le taux de lymphocytes T, ralentissant ainsi l'évolution de la maladie. Le premier d'entre eux fut la zidovudine, plus connue sous le nom d'AZT.

1996 : l'arrivée des trithérapies

A mesure que l'histoire naturelle du virus dans l'organisme était dévoilée, d'autres moyens de lutte apparaissaient.

Une fois introduit dans sa cellule hôte, le virus va produire de nombreuses protéines, nécessaires à la fabrication de nouveaux virus. Mais pour produire ces éléments, il faut une enzyme, la protéase, qui va en quelque sorte donner la touche finale et rendre les différents éléments fonctionnels. Les inhibiteurs de protéases empêchent cette dernière étape, bloquant la production de nouveaux virus. Ainsi, dès 1995, était disponible le premier composé de cette nouvelle classe thérapeutique : le Saquinavir.

Dès 1996, le traitement de l'infection à VIH s'est orienté vers la combinaison de plusieurs traitements : les trithérapies (par exemple association d'une antiprotéase et de deux inhibiteurs de la transcriptase inverse). Ces nouvelles approches ont révolutionné le traitement de la maladie, rendant indétectable le virus dans le sang et empêchant ainsi l'évolution du Sida.

Le virus fait de la résistance

Aujourd'hui, les traitements du sida ont énormément progressé. Mais la lutte est loin d'être gagnée. Ainsi, les trithérapies ne permettent pas d'éliminer totalement le virus : en cas d'arrêt du traitement, il sort de réservoir et réapparaît aussitôt.

De plus, se pose désormais le problème de l'apparition de résistances. Grâce à ses mutations incessantes et incontrôlées, le virus peut devenir insensible à un ou plusieurs composés. Pas moins de 5 à 10 % des malades sont d'ailleurs en échec thérapeutique, à cause de résistances multiples au traitement. Certes, des progrès ont été réalisés, puisque l'on peut maintenant tester le « profil » du virus au cas par cas pour connaître les molécules auxquelles il est sensible. Ce diagnostic préalable permet ainsi un traitement adapté.

Il faut également souligner les effets secondaires des traitements, dont les principaux sont des anomalies dans la répartition du tissu adipeux (lypodistrophie) et une augmentation du risque cardiovasculaire.

De nouvelles molécules

Pour vaincre les problèmes de résistance et d'effets secondaires, la mise au point de nouveaux traitements reste donc essentielle. La dernière-née de ces armes contre le VIH (le T20 - Fuzeon®) est disponible depuis 2003 aux Etats-Unis et en Europe. Il s'agit cette fois d'un inhibiteur de fusion, molécule qui s'attaque au virus avant même qu'il pénètre dans la cellule. Comme son nom l'indique, ce traitement l'empêche de fusionner avec la membrane de la cellule, prévenant l'entrée du patrimoine génétique du virus.

Ce médicament devrait dans un premier temps être utilisé chez les malades en échec thérapeutique. Les autres traitements attendus sont notamment de nouveaux inhibiteurs de l'entrée du virus dans la cellule et d'autres antiprotéases. Des recherches sont également menées pour trouver une molécule capable de bloquer l'entrée du matériel génétique du virus dans le noyau des cellules infectées.

Vaccin : l'espoir déçu... pour l'instant

L'année 2003 a tristement marqué la recherche d'un vaccin contre le sida. En effet, les premiers résultats de l'étude la plus aboutie menée en Ouganda ont été négatifs : le vaccin utilisé ne procurait aucune protection contre le VIH. Mais ce produit utilisait une protéine présente à la surface du virus, afin de provoquer la fabrication d'anticorps (molécules capables de se fixer sur les intrus dans l'organisme afin d'aider à leur destruction). Or de nombreux spécialistes s'accordent aujourd'hui pour penser que cette seule approche ne peut éradiquer le virus. Il faut réussir à activer les défenses de l'organisme capables de s'attaquer au virus caché au coeur des cellules. C'est pourquoi les vaccins testés aujourd'hui utilisent des gènes du VIH transportés par des vecteurs, sortes de "faux" virus. D'autres essais utilisent des molécules chargées de stimuler le système immunitaire.

Enfin, plusieurs recherches visent à produire un vaccin thérapeutique, dont le but n'est pas de protéger contre l'infection, mais de lutter contre le virus chez les séropositifs. On peut ainsi retarder l'apparition des symptômes caractéristiques de la maladie ou limiter le recours aux antirétroviraux... mais à ce jour aucun malade n'a réussi à éliminer le virus après avoir été infecté.

Plus de 20 essais sont actuellement menés dans le monde, afin de mettre au point un vaccin efficace. L'un d'eux sera peut-être l'arme tant souhaitée pour mettre fin à plus de 20 ans d'épidémie. En attendant, les traitements ne doivent pas faire oublier la prévention. En France, 40 000 personnes seraient porteuses du virus sans le savoir et 600 décès lui sont imputables chaque année. Jusqu'à ce jour, toute la sagesse humaine sera dans ces deux mots : attendre et espérer...

Source :
Image : Cycle de réplication du virus du sida

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Sida : 20 ans de lutte !

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 05:16

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 05:31